Synthèse des revendications (document de travail)

Ci-dessous la tentative de synthèse des revendications et positions actuelles de la coordination des personnels. La synthèse a été réalisée sur la base des informations collectées sur ce site. Elle est largement discutable et amendable et ne prétend être qu’un document de travail.

Fichier Word : syntheserevendications.doc

Texte de la synthèse :

(Tentative de) SYNTHESE DES REVENDICATIONS DU  COLLECTIF NATIONAL DES PERSONNELS D’IUT

NOUS CONSTATONS
•    Que le contenu de la lettre de la ministre de l’enseignement supérieur au présidents d’université datée du 11 décembre 2008 ( des moyens « consolidés » au plan national dans un contrat interne d’objectif et de moyens décliné dans chaque université sur la base d’une « charte de bonne conduite ») ne garantit aucunement la définition nationale du DUT et le fléchage national des moyens par le ministère et ne répond pas à nos revendications exprimées
•    Que la position de l’ADIUT et de l’UNPIUT ne correspond plus aux attentes des personnels et des étudiants.
•    Que la politique gouvernementale consiste en une déréglementation généralisée de l’enseignement supérieur, favorise un autofinancement dangereux et aléatoire en lien avec un désengagement financier de l’État et une soumission à une logique marchande (loi LRU, statut des personnels mis à mal, précarité accrue, démantèlement de pans entiers de la recherche publique – CNRS – INSERM, …)

NOUS DEMANDONS :
•    le maintien du réseau IUT et de ses instances nationales (CCN, CPN)
•    le maintien de la définition nationale des programmes et des modalités pédagogiques (effectifs des groupes TD et TP définis nationalement par spécialités, PPN élaborés par les CPN) garantissant un diplôme national.
•    Le maintien des moyens permettant la mise en œuvre effective de ces programmes pédagogiques nationaux dans l’ensemble des Instituts Universitaires de Technologie.
•    Le maintien d’un fléchage « national » des moyens financiers et humains pour les IUT : dotation en postes statutaires et budget directement attribué par le Ministère aux IUT ; ce fléchage ne doit pas être soumis à contrat, mais  garanti par un texte règlementaire national. , la charte de « bonne conduite » proposée par le ministère étant parfaitement insuffisante.
•    Des garanties sur le maintien du caractère national du diplôme qui passent notamment par des engagements contractuels sur les points précédents
•    la mise à niveau des moyens des IUT
•    la garantie de l’évolution de la masse salariale et de sa gestion
•    la garantie de l’affectation aux IUT de leurs ressources propres (droits d’inscription, taxe d’apprentissage, formation continue, etc.)
•    que soit reconnu le coût spécifique des études technologiques, qui ne pourra être en aucun cas aligné sur celui de formations universitaires généralistes. doutent de la détermination de l’ADIUT à défendre réellement les intérêts de l’IUT.

NOUS DENONCONS ET REFUSONS l’avenir que dessine la réforme des universités (LRU) et sa mise en œuvre qui aujourd’hui se traduit par :
•    Les proposition aujourd’hui défendues par l’ADIUT ainsi que son analyse des résultats
•    une politique qui porte atteinte à la nature et aux statuts des savoirs transmis,
•    une mise en concurrence des établissements, des formations, des personnels qui confortera les différences entre les diplômes et les inégalités entre les étudiants,
•    une politique d’évaluation permanente des performances selon des critères peu compatibles avec les missions de service public de l’éducation,
•    une gestion individualisée des personnels par chaque université, ce qui les fragilisera,
•    un pouvoir accru des présidents d’université qui remet en cause son fonctionnement collégial.
•    les 200 suppressions de postes d’enseignants dans les universités ainsi que les pertes en personnels BIATOSS. Nous n’acceptons pas le discours ministériel faisant croire à une augmentation globale du budget des universités (+ 6,5 %) et un investissement sans précédent alors que la moitié de cette hausse correspond à l’inflation et l’autre moitié consiste à compenser les pertes d’emplois et le désengagement de l’État.
•    Les nouveaux protocoles de répartition des postes dans lesquels des université hier sous-dotées en personnel deviennent subitement « sur-dotées » et se voient contraintes de céder des postes.

CONCLUSION

Nous, personnels enseignants et non-enseignants, étudiants et anciens étudiants, refusons cette refonte en cours de l’enseignement supérieur qui aura des effets néfastes sur notre établissement. La Loi « L.R.U. » s’inscrit dans une politique globale de destruction des services publics de l’État, et de ses emplois, que nous dénonçons. Nous affirmons que la survie des IUT est intimement liée à la défense de l’université et des diplômes nationaux. Nous alertons sur les dangers de cette politique et demandons un changement de cap à 180° permettant un investissement réel et sur le long terme dans le service public de recherche et d’enseignement supérieur, assurant ainsi gratuité, qualité et égalité d’accès de tous sur tout le territoire.

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