Compte-rendu d’audience de la délégation reçue au ministère

CR du 22 janvier à Paris, rencontre CNPIUT-DGES

La petite affluence lors de la manifestation parisienne de sauvegarde des IUT (entre 300 et 600 personnes) n’a pas empêché le cortège de marquer quelques esprits en faisant déambuler un cercueil noir « IUT en danger » encadré d’étudiants, de personnels et policiers (en nombre !) de Denfert-Rochereau à la Rue Descartes en ayant droit à une remontée pleine de la rue Soufflot vers le Panthéon digne de sa grande époque !

Une délégation de 3 étudiants de la CNE-IUT (Bordeaux, Chambéry et Belfort)  et de 3 enseignants de la CNP-IUT (Le Mans, Paris-Descartes et Sceaux, repésentant aussi des délégations de Bayonne, de La Roche sur Yon, d’Orsay, de Cachan, de Villetaneuse et quelques autres encore) a été reçue à la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur (DGES)  par Mme Javelot, la directrice de cabinet du DGES Patrick Hetzel, accompagnée d’un conseiller aux filières technologiques.

L’audience fût longue (1h30 environ) mais finalement surtout instructive pour la DGES car il s’avère que ces délégations constituent pour elle le seul contact direct avec les acteurs réels des IUT, ses interlocuteurs privilégiés semblant être à parts égales l’ADIUT, l’UNPIUT et la CPU…

Après les présentations convenues d’usage, un tour de table de revendications ou de questionnement s’est rapidement transformé en une vague discussion sur les nombreux motifs de griefs locaux ou nationaux et finalement sur l’incongruité du Sympa, en général et particulièrement pour les IUT, mise en évidence par les extrapolations du modèle remontant des établissements. Les problèmes soulevés (Non-communication des détails du budget à certains directeurs, remise à niveau systématique des budgets par un excédent d’initialisation artificiel, pertes massives de postes en IUT ou ailleurs pour les années à venir, etc.) n’ont pas été niés par nos interlocuteurs qui, drapés d’une neutralité de façade entre acteurs de ces fameuses universités autonomes, plaident la bonne foi de leur services réclamant un droit à l’erreur pour un exercice difficile.

Lorsque nous avons exprimé nos doutes quand à un tel argumentaire, mentionnant par exemple l’aberrante  répartition des moyens à hauteur de 50 % pour les L et de 50 % pour les M, particulièrement défavorables aux IUT, il nous a été curieusement précisé que 7 à 8000 places d’étudiants étaient vacantes en IUT et que d’une manière globale le nombre d’étudiant allait baisser en France vu les extrapolations géographiques d’ici à 2012. Qui aurait cru que cette date servirait de date-butoir absolue lorsque Paris laissa échapper les JO ! Dans le même ordre d’idée, certaines implantations aberrantes d’IUT dues à des pratiques politiques locales (visiblement absolument pas du fait du pouvoir actuel) ont été soulignées par la DGES  (avec des exemples précis !),  tout comme sa volonté de favoriser des fermetures de départements.

Nous avons continué à exprimer nos craintes devant la disparition probable du caractère national des IUT et de son réseau si particulier et remis en doute la légitimité des négociateurs actuels pour l’établissement de contrats d’objectifs et de moyens qui ne soient pas des leurres. Une demande d’association réelle à toutes les discussions, effectuée de manière informelle, puis relayée plus formellement par les étudiants, s’est tout d’abord trouvée retoquée pour cause de faible participation des personnels et des étudiants à la CCN, avant d’être poliment prise en compte.

Arnaud Le Ny,

MCF IUT de Sceaux (Paris XI) & CNP-IUT

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