Actu : IUT Orsay (6 février)

Compte rendu de l’Assemblée Générale du jeudi 5 février 2009

Ordre du jour :

  • Point d’information sur les différents mouvements en cours dans les IUT et les universités
  • Présentation des points de blocage (enseignants-chercheurs, personnels BIATOSS, étudiants)
  • Réflexion sur les actions à mener
  • Vote sur la poursuite du mouvement

1- Point d’information :

  • Au niveau national : 52 universités en grève dont 46 à l’issue d’un vote en AG.
  • Au niveau de l’université Paris Sud 11 : mercredi, une AG réunissant plus de 600 personnes a permis l’organisation des différentes actions dont communiqué de presse, pré-manifestation sur le campus, communication avec les élus, choix de 5 représentants pour participer à la coordination nationale et création d’un comité de grève dans lequel l’IUT est représenté.
  • Au niveau de l’IUT : AG d’étudiants par département et élection de représentants pour la liaison personnels-étudiants.

2- Présentation des points de blocage :

Les revendications ne se limitent pas au décret relatif au statut des enseignants-chercheurs, seul motif relayé pour le moment par les médias.

Projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs :

Les conséquences des modifications apportées au décret le vendredi 30 janvier sont rapidement exposées :

  • Art. 4 : « Lorsque les activités d’un enseignant-chercheur sont jugées favorablement par le CNU […] sur la base de critères rendus publics, son service d’enseignement ne peut être fixé sans son accord » au-delà de 192 h.
  • Cet article constitue certes une avancée, mais : les critères restent à définir, l’enseignement reste une punition sans maximum horaire et la prise en compte de l’enseignement pour l’avancement des carrières reste incertaine.
  • Cette avancée ne lève pas les craintes, vu le contexte actuel de suppression de postes et de restriction des budgets. En effet, le budget global de l’Université, affiché comme en augmentation par le ministère, intègre en réalité de nouvelles charges et dépenses et ne compense pas l’inflation.

Nouveau système de répartition des moyens SYMPA (SYstème de répartition des Moyens à la Performance et à l’Activité) :

Ce nouveau système est longuement présenté dans son fonctionnement et ses conséquences : il remplace SAN REMO et consacre l’abandon du fléchage des moyens et de la prise en compte des volumes horaires des programmes nationaux.

Au sein de l’université, il répartit les moyens (budget + postes enseignants et BIATOSS) au prorata du nombre d’étudiants, pondéré par un coefficient (unique reconnaissance de notre spécificité : 2,8 pour les IUT du secteur secondaire). Mais :

  • Ce coefficient ne reflète pas la spécificité de nos formations (nombreux TP, 1800 h sur deux ans), le coefficient étant de 2,4 pour les UFR scientifiques.
  • SYMPA répercute directement la pénurie de postes et de moyens que connaît l’université.
  • Le calcul pour l’IUT aboutirait à terme à une perte de 30 postes d’enseignants (sur 137) et 4 de personnels BIATOSS (sur 53) ainsi qu’à une baisse de 10% de la dotation ministérielle dans le budget de l’IUT.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que le système SAN REMO prenait déjà insuffisamment en compte les programmes nationaux des IUT. Le ministère lui-même reconnaît pour l’Université française et avec SAN REMO un déficit de 7 500 enseignants (sur 70 873) et de 3 950 (sur 41 700) personnels BIATOSS… et plus de 6 millions d’heures complémentaires.

Au cours de la discussion qui suivit les exposés, s’exprima l’idée que chacun de ces points de blocage ne concerne pas directement toutes les catégories de personnel et qu’il ne faut pas oublier les revendications plus globales de la journée du 29 janvier. Il n’en demeure pas moins que chacune des catégories, BIATOSS, enseignants, ou enseignants-chercheurs, sort menacée par l’affaiblissement des statuts nationaux et l’obsession comptable d’une répartition des moyens et des postes sans considération de la mission pédagogique de tous les personnels.

3- Réflexion sur les actions à mener :

  • Lettre à l’ADIUT pour s’étonner de son manque de réactivité et réaffirmer les craintes de l’IUT devant la fragilité de l’issue des négociations avec le ministère.
  • Participation à la manifestation parisienne du jeudi 5 février après midi.
  • Visite des TD et des TP dans les 3 départements le vendredi à 14h pour expliquer les suites du mouvement aux collègues et aux étudiants.
  • Participation à l’AG sur le campus d’Orsay lundi 9 février à 12h (amphi de math, bât 338).
  • Organisation d’une réunion d’information à destination des étudiants, lundi 9 février à 13h30 (amphi 2), à la demande des étudiants venus assister à l’AG.
  • Assemblée générale le mardi 10 février à 10h.
  • Participation à la manifestation nationale à Paris mardi 10 février après-midi.

4- Vote sur la poursuite du mouvement

La proposition de « poursuivre la grève jusqu’au jeudi soir pour permettre de manifester » a été adoptée par 37 voix pour, 9 abstentions. Afin de se donner les moyens d’organiser les actions, d’afficher les revendications en participant au large mouvement que connaît l’université, la proposition de « poursuivre la grève jusqu’à la tenue d’une AG de l’IUT mardi matin à 10h avec organisation de la réunion d’information du lundi » a été adoptée par 36 voix pour, 10 abstentions.

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