Les IUT de l’Ouest veulent sauver leur technologie

Article de Ouest France du 4 Mars

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Parmi les premiers dans la grogne universitaire mais un peu perdus dans le reste du mouvement,les IUT veulent défendre leur spécificité. Dix de l’Ouest se sont réunis à Rennes.

À chaque manifestation, les étudiants des IUT tentent de marquer leur différence, de se déguiser, de porter des masques… Hier encore, avec leurs enseignants, ils ont organisé des travaux pratiques de chimie place du Colombier. Une manière comme une autre de ne pas disparaître complètement dans le reste du mouvement.Une façon de rappeler que les Instituts universitaires de technologie ont une spécificité et des problèmes particuliers. « Le plus des IUT, résume Lydie Paugam, enseignante-chercheuse en chimie à Rennes, ce sont les travaux pratiques. Nos étudiants ont un bon niveau théorique mais, en plus, pas loin de 800 heures de TP par an. Ce qu’apprécient beaucoup les entreprises. »

Leur force, mais aussi leur talon d’Achille puisque les TP, ça coûte cher. Des travaux pratiques se font avec du matériel moderne, des petits groupes, des intervenants professionnels extérieurs, des techniciens de labo…

La disparition des IUT ?

Et là, entre le nouveau système de calcul des dotations et leur intégration pleine et entière dans les universités, la rigueur semble à l’ordre du jour. « Tous les IUT qui ont pu faire des simulations, explique Sylvaine Thiberge, enseignante en génie électrique à Brest, arrivent à des baisses de budget de l’ordre de 35 % et des baisses de personnels d’environ 25 %. »

C’est ce qu’ont redit les dix IUT de l’Ouest représentés hier à Rennes. Pour eux, la seule solution est d’avoir toujours un budget spécialement fléché, c’est-à-dire qui vienne directement du ministère, et qui ne baisse pas. Ils réclament également de continuer à gérer, en interne, leurs personnels et leur argent. Enfin, point important pour eux, ils veulent conserver un caractère national qui éviterait toute mise en concurrence des différents IUT entre eux.

Et sinon ? « Le risque c’est tout simplement la disparition desIUT, » reprend l’enseignante brestoise qui enchaîne en rappelant combien leurs « techniciens supérieurs qualifiés trouvent rapidement des emplois ».

Mais cette formation a un prix. « On ne peut pas calculer le budget des IUT comme pour les autres étudiants », explique Kevin Guezennec, étudiant nantais en gestion des entreprises et des administrations. Le problème, poursuit-il, c’est que la vraie logique de toutes ces réformes c’est de réduire les coûts. L’État veut se dégager de ses responsabilités et, du coup, nous pousse vers un système de disparités et sans aucune pérennité. »

Alors, les IUT ont décidé de poursuivre leur mouvement en montant en puissance jusqu’à la prochaine grosse journée du 10 mars. En s’associant aux autres… Tout en sauvant leur technologie.

Gilles KERDREUX. »
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